Koenigsegg CCGT1 : la voiture de course qui n’a jamais vu le jour, enfin ressuscitée

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Koenigsegg CCGT1 : la voiture de course qui n’a jamais vu le jour, enfin ressuscitée

Publié le 13 août 2026

Une légende privée de son heure de gloire

En 2007, Koenigsegg a mené à bien l’un des projets les plus ambitieux de son histoire : la CCGT, une voiture d’endurance GT1 spécialement conçue pour concourir au Mans. Dès ses débuts dans le domaine des voitures de sport, Christian von Koenigsegg avait étudié minutieusement le règlement GT1. Il avait ainsi adapté la largeur et la surface frontale du premier prototype CC afin qu’il respecte les règles de la catégorie sans aucune modification, une rigueur qui allait caractériser les premiers modèles Koenigsegg pendant de nombreuses années. La CCGT était équipée d’un V8 atmosphérique de 5,0 litres développant 600 hp en configuration de course, générant plus de 600 kg d’appui aérodynamique, et pesait environ 1 000 kg, bien en dessous de la limite de la catégorie fixée à 1 100 kg. Le légendaire pilote d’essai Loris Bicocchi a mis la voiture au point et, dès ses premiers tours, celle-ci a démontré un véritable rythme de compétition. Puis, deux mois après le début des essais de mise au point, la FIA a réécrit le règlement GT1 pour exiger des volumes de production plus élevés. Les constructeurs se sont retirés, la série s’est effondrée et la CCGT n’a jamais bouclé un tour en conditions de compétition. Un seul exemplaire a été construit. Aujourd’hui, sous la garde d’un nouveau propriétaire basé aux États-Unis et entièrement remise à neuf par la division Legend de Koenigsegg, la CCGT d’origine attend enfin ses débuts en compétition dans les courses historiques GT1, face aux adversaires qu’elle aurait affrontés il y a deux décennies. La CCGT1, dévoilée à Monterey le 13 août 2026, a pour vocation d’honorer ce moment.

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1 600 hp, 800 kg d’appui aérodynamique et une nouvelle façon de passer les vitesses

Dérivée de la CC850 primée, elle-même un hommage à la CC8S qui a marqué le début de l’aventure Koenigsegg, la CCGT1 transpose le nom et l’esprit de la CCGT dans une mégacar entièrement homologuée et autorisée à circuler sur route. Presque tous les panneaux de carrosserie ont été redessinés par rapport à ceux de la CC850 d’origine ; seules les portes et le toit amovible ont été conservés. Le programme aérodynamique, dirigé par l’ingénieur CFD Andreas Tjernberg Persson, s’est articulé autour de deux objectifs : une force d’appui utile accrue et une capacité de refroidissement suffisante pour supporter des sessions complètes sur circuit à des vitesses de course. Il en résulte une force d’appui de 800 kg à 250 km/h, ce qui place la CCGT1 entre la Jesko Attack et la Sadair’s Spear dans la hiérarchie de la force d’appui propre à Koenigsegg. Cette force d’appui est principalement générée par un soubassement sculpté doté de nervures créant des tourbillons de basse pression et par un diffuseur arrière sur mesure, le tout soutenu par un grand aileron arrière actif à réglage automatique de 30 degrés qui passe des modes « faible traînée », frein aérodynamique et à forte force d’appui, sans intervention du conducteur. Le groupe motopropulseur est le V8 biturbo de Koenigsegg, développant 1 280 hp avec de l’essence standard et 1 600 hp avec du biocarburant E85, avec la possibilité de fonctionner avec n’importe quel mélange des deux grâce au système de gestion moteur développé en interne par Koenigsegg. Une nouvelle prise d’air sur le toit alimente un refroidisseur d’huile surdimensionné et un système de refroidissement dédié aux amortisseurs, garantissant une performance constante tout au long de sessions prolongées sur circuit, et non plus uniquement lors de courtes accélérations. La transmission de série est la nouvelle « Koenigsegg Sequential Shift », une boîte séquentielle sur mesure dotée d’une pédale d’embrayage pour le démarrage et de changements de vitesse sans embrayage avec coupure d’allumage, reprenant le caractère de la boîte séquentielle en magnésium de la CCGT d’origine via la transmission « Light Speed » à neuf rapports. Pour ceux qui préfèrent une approche plus « analogique », la boîte manuelle à six rapports à grille « Engage Shift System » primée de la CC850 reste disponible en option, car sur une voiture conçue pour célébrer l’implication du conducteur, le choix du mode de changement de vitesse appartient entièrement à ce dernier.

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La « Ghost Fibre » et le retour du carbone blanc

La CCGT1 inaugure la « Ghost Fibre », la réinvention de A à Z par Koenigsegg de la fibre de carbone blanche présentée pour la première fois dans le cadre du projet Trevita en 2009. Cette technologie originale avait nécessité des années de développement et s’était avérée si difficile à mettre en œuvre de manière constante que la production avait été interrompue, malgré l’enthousiasme des clients qui l’avaient expérimentée. La « Ghost Fibre » résout ce que la Trevita n’avait pas pu faire : au-delà de son éclat blanc cristallin caractéristique, décrit comme s’apparentant à une matrice d’aramide blanc et de carbone finie avec la précision d’un tissage Koenigsegg parfait, elle offre des propriétés de protection balistique qui renforcent la résistance des panneaux, un effet d’insonorisation qui contribue au raffinement sur la route, ainsi qu’une construction permettant aux panneaux d’être plus légers que ceux produits à l’aide d’un empilement traditionnel composé uniquement de carbone. C’est un matériau qui parvient à être à la fois plus esthétique et plus performant que celui qu’il remplace. L’habitacle annonce clairement les intentions de la CCGT1 avant même que le moteur ne démarre : un contacteur d’allumage recouvert, un levier d’amorçage de la pompe à carburant et un bouton de démarrage rouge encadrent l’expérience de conduite dans le langage du sport automobile dès les premiers instants. Le Chronocluster de troisième génération maintient toutes les informations essentielles dans le champ de vision du conducteur, avec le G-mètre analogique de Koenigsegg, fonctionnant entièrement grâce à la force G sans aucune connexion électrique, positionné au centre du tableau de bord. Les sièges de série sont en fibre de carbone ultra-légère et équipés d’un harnais à six points pour le conducteur, tandis que le système d’infodivertissement à écran tactile de Koenigsegg garantit que l’habitacle reste tout aussi adapté à une balade dominicale qu’à une journée complète sur circuit.

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Le tout premier pack circuit d’usine Koenigsegg

Pour les clients qui souhaitent explorer toutes les capacités de la CCGT1, Koenigsegg propose son tout premier pack circuit conçu en usine, une transformation complète pouvant être installée et retirée par n’importe quel concessionnaire certifié Koenigsegg. Ce pack comprend une cage de sécurité entièrement en carbone, des sièges de course compatibles HANS, un système d’extinction d’incendie, un échappement de course, des crics pneumatiques, une suspension et un réglage des freins optimisés pour la piste, un deuxième jeu de jantes équipées de pneus optimisés pour la piste, une aérodynamique améliorée, ainsi qu’une invitation à des journées exclusives sur circuit avec la CCGT1, bénéficiant d’un soutien complet de l’usine. Une fois installé, ce pack transforme une voiture de route de classe mondiale en la Koenigsegg la plus rapide jamais construite sur circuit, une affirmation qui revêt une importance particulière lorsque le modèle en question se situe, dans la hiérarchie des performances établie par le constructeur lui-même, entre la Jesko Attack et la Sadair’s Spear. La CCGT n’a jamais eu l’occasion de prouver ce dont elle était capable en compétition. Deux décennies plus tard, la CCGT1 apporte enfin une réponse définitive à cette question, tant sur route que sur circuit, dans une voiture qui porte le poids de cette histoire inachevée avec précision et fierté.

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